
L’Union nationale de la presse du Congo (UNPC) a relancé, ce vendredi 26 décembre 2025 à Kinshasa, le processus d’identification des journalistes afin de délivrer la carte de presse et assainir un secteur où beaucoup se déclaraient journalistes, entraînant fausses informations et pratiques peu professionnelles.
L’ONG Afrika Inclusion soutient cette initiative, soulignant que la carte de presse est une reconnaissance légale et éthique qui engage les journalistes à travailler dans le respect des lois et de la déontologie.
L'absence de critères clairs dans le passé a conduit à un paysage médiatique fragmenté, avec des informations parfois douteuses. « La relance du processus d’identification est une opportunité pour restaurer la confiance dans le journalisme congolais », ajoute Freddy Bikumbi.
Freddy Bikumbi, secrétaire exécutif : « Tout le monde ne peut plus devenir journaliste par hasard. Il faut une formation, au moins deux ans dans une rédaction et surtout le respect de l’éthique ».
Pour le président de l’UNPC, Baudouin Kamanda wa Kamanda Muzembe, « cette mesure vise à professionnaliser les médias et à protéger les journalistes congolais ». La relance du processus s’inscrit dans la continuité d’une décision de 2022, suspendant temporairement la délivrance de la carte de presse afin de rétablir l’ordre dans le secteur.
Le président de la commission de la carte de l’UNPC, Wembo Dimanja, explique que le formulaire d’identification intègre plusieurs innovations et se conforme à la loi en vigueur sur la presse. Selon lui, « l’ordonnance-loi n°23-009 du 13 mars 2023, dite loi « Muyaya », s’applique avec cette relance de la délivrance de la carte de presse ».
Le processus prévoit désormais l’exigence d’un diplôme en journalisme ou, à défaut, d’une autre licence avec au moins deux ans de stage professionnel, ainsi qu’un parrainage par deux journalistes expérimentés. La carte sera valable pour deux ans.